« Retour au blog de war-toy

Werchter - Jour 4 - 6 juillet 2008 - so enter this path but heed these four words, you shall never return

Werchter - Jour 4 - 6 juillet 2008 - so enter this path but heed these four words, you shall never return
C'est avec beaucoup de peine que nous nous levons le dimanche matin. Ne sachant pas dormir lorsque le soleil est levé, je passe un petit temps toute seule sur le bord de ma tente, avant de rejoindre nos voisins. Les autres finissent par se lever et nous jouons quelque temps aux cartes avec ces sympathiques hollandais (Koen, Gertjan, Sander et Joost, le voisinage le plus gentil que j'ai connu), un peu trop fades que pour se décider à se secouer. On finit par se rendre compte que si nous ne partons pas maintenant, nous ne verrons même pas une chanson de DeVotchKa. Au final, nous n'en avons vu que deux morceaux, mais je relativise: l'année passée ma paresse et ma fatigue m'avait fait manquer bien plus. Nous n'avons eu que très peu de temps pour nous mettre dans l'ambiance DeVotchKa, un violon, un accordéon, une voix à part et le tour (folklorique) est déja joué. Déçue de ne pas avoir eu plus, mais tout de même pas dépitée.

La suite ne s'annonce pas spécialement exaltante puisque c'est Panic! At The Disco qui se produit sur la Main Stage. J'avoue que le premier album m'avait fait forte impression par sa grande originalité (je me tairais sur l'histoire entière, je n'assume pas complètement). Mais ce n'est surement pas le cas du 2e, dont les influences sont fort différentes du premier et dont les morceaux ne se distinguent pas du tout les uns des autres. Nous nous essayons bien bien loin et nous profitons du soleil de ce début d'après-midi.

Nous migrons vers la Pyramid afin d'assister à la prestation d'Hercules And Love Affair, repéré par le même label qu'LCD Soundsystem. Je déplore l'absence d'Antony Hegarty (Antony & The Johnsons) qui chante sur plusieurs morceaux de l'album, mais on ne peut pas tout avoir. C'est une bombe brune dans un petit déshabillé bleu qui prend sa place, pour le bonheur de nombreux hommes autour de nous. Ces musiciens allient le meilleur de chaque style afin de nous offrir des compositions dansantes à souhait. Malgré une fatigue persistante et des voix parfois un peu limites, l'heure de performance ne me paraitra jamais s'essoufler et chaque chanson me fera danser. Vraiment dommage qu'Antony n'ait pas été là!

Nous décidons de rester dans la Pyramid pour Mark Ronson, et ramassons quelques gobelets histoire de s'abreuver (2,50¤ la boisson, non merci, heureusement qu'ils mettent en place ce système de recyclage, à savoir 20 gobelets ramassés=un ticket boisson offert). Je ne connaissais qu'une chanson de l'ami Mark (Stop Me), mais je savais qu'il avait collaboré avec pas mal de monde. Je découvre qu'Hercules And Love Affair était un très bon échauffement. Je suis au summum de ma forme pour accueillir ces musiciens dont la performance se révèla tout simplement hallucinante. Mark Ronson est très classe, tiré à 4 épingles, et entouré d'énormément de musiciens. Il accueille une rimbambelle de chanteurs tous meilleurs que les précédents, presque différents à chaque chanson. On a droit à des tas de covers très jazz, avec saxophone et trompettes, de chansons inattendues tels que Just de Radiohead, Apply Some Pressure de Maxïmo Park (qu'on avait pu revoir il y a un an sous cette même Pyramid pour la tournée Our Earthly Pleasures), la géniale You Don't Know What Love Is (You Just Do As You're Told) des White Stripes, Oh My God des Kaiser Chiefs (mais version Lily Allen), Toxic de Britney Spears... tout ça à une sauce funk-soul irrésistible. J'ai été surprise à chaque intro, j'ai été conquise à chaque fin de morceaux, j'ai rigolé comme rarement... BREF, je me suis énormément amusée. Un concert plus que génial.

C'est évidemment The Raconteurs que nous allions voir ensuite sur la scène principale. Le mythe Jack White et ses musciens débarquent sur scène sous un véritable tonerre d'applaudissements. J.W. est d'une blancheur cadavérique et arbore une coupe décalée, mais peu importe son apparence. La prestation est tout simplement exceptionnelle, rock'n'roll à souhait, pleine de solos et de rebondissements. Ils ne nous décevront pas un seul instant, et interprèteront beaucoup de chansons de leur dernier album, Consolers Of The Lonely, si pas toutes, plus quelques titres du premier album, Broken Boy Soldier. Le sublime You Don't Understand Me, The Switch And The Spur, Old Enough, l'éclatant Salute Your Solution... J'en passe et des meilleurs. Jack White passe de la guitare au piano en un clin d'oeil, Brendan Benson assure en tant que second guitariste et autre voix tout à fait impeccable. Un set extrêment bien rôdé, où tout simplement exécuté par des musiciens hors pairs qui ne sont jamais là où on les attend, qui ne tombent pas dans le prévisible et qui tiennent le public sous leur emprise hypnotique. Grandiose!
Une concert que j'ai donc fortement apprécié.

Je ne connaissais pas bien ce que Nick Cave faisait avec Grinderman, c'est pour ça que je n'ai pas été voir le concert. Mais tout de même, nous avons été écouter les deux derniers morceaux, histoire d'entendre live cette légende qu'est Nick.

Emballées, on se dirige vers Justice, parce que les Kaiser Chiefs m'ont toujours vite fait saturer. Considérés comme les nouveaux Daft Punk, adulés par le public et fortement appréciés sur cd pour ma part, nous nous attendons donc à un set fabuleux. Mais nous tombons de haut, car si l'entierté du public à l'air conquis, nous trouvons pourtant les beats plats, et lorsqu'ils commencent à devenir intéressants, ils deviennent semblables à des bulles qui éclatent mais qui ne débouchent sur rien du tout. We are you friend, blablabla, beaucoup trop long, devenant ennuyant à mourir malgré la plupart des gens qui continuent à chanter, aveuglés par leur excitation. Puis D.A.N.C.E. qui reviendra plusieurs fois, ça s'essouffle tellement! Les meilleurs morceaux de l'album sont à peine survolés, et quand ça s'esquisse meilleur, le volume diminue dans un faux suspense qui casse la qualité qui aurait pu s'annoncer. On entend des commentaires hyper enthousiasmés, honnêtement démesurés. Le seul moment que j'ai apprécié étant celui où le sample était de Klaxons. Conclusion: je trouve la réputation live de Justice complètement surfaite. Bien loin d'atteindre le niveau que Soulwax avait atteint le premier jour! Franchement, n'écoutez que le cd...

Heureusement ils cèdent leur place à Underworld dont le son sera autrement plus agréable. Nous danserons beaucoup, et... je ne serai pas très concentrée. Bon, je laisserai partir l'homme de ma vie par timidité, il est vrai, donc oui Underworld me manque pas mal. On fait tous des bêtises à un moment où à un autre^^

Deus... Franchement, je n'ai fait que le répéter toute la journée, et ce n'est pas maintenant que je vais changer d'avis. Je n'aime pas Deus, mais alors pas du tout, et je ne comprends pas du tout le foin qui est fait autour de ce groupe. J'aimerai réellement qu'on m'explique ce qu'il y a à entendre. De plus, en dernier le dernier jour... Après Soulwax, Moby et Radiohead, franchement ça ne fait carrément pas le poids. On regarde un instant, parce qu'on est persévérante. On est étonnament près, tout simplement parce qu'il n'y a personne en comparaison avec le jour avant?

On attendra quand même la fin, tout en ramassant des gobelets, histoire d'assister au traditionnels feux d'artifice, de dire aurevoir à la plaine et de lire ces habituels mots sur les écrans: SEE YOU NEXT YEAR!
Fort probable en effet, tout dépendra de l'affiche!

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 09:39

Modifié le mercredi 13 août 2008 11:29

« Article précédent : Werchter - Jour 3 - 5 juillet 2008 - you used...

Article suivant : Batman - The Dark Knight »