On commence doucement la journée en saluant de loin Beth Dido, la chanteuse engagée de Gossip qui nous livre son rock excité sur la Main Scene. On prend plaisir à l'entendre commencer Crazy de Gnarls Barkley, mais sachant que je verrai beaucoup cette (trop) grande scène aujourd'hui, je décide de les quitter afin d'aller écouter le phénomène MGMT. C'est une foule nombreuse qui se cache sous la Pyramid et qui nous empêche d'approcher, nous écoutons donc leurs compositions depuis l'extérieur. Malgré la grosse dizaine de chansons que j'ai pu écouter avant de venir à Werchter, je ne suis pas vraiment passionée par ces Américains anciennement nommés The Management. J'ai autre chose en tête, et les t-shirts de Radiohead qui défilent par dizaines devant moi ne font rien pour arranger cela. Je sens une atmosphère différente de celle des autres jours, j'entends "Thom Yorke" partout autour de moi, quelque chose dans l'air est palpable. Mais l'heure n'est pas encore à les attendre.
C'est The Hives qui attireront ensuite nos faveurs, malgré une envie d'aller voir Band Of Horses que j'ai quand même beaucoup écoutés au cours de ces derniers mois. Mais j'ai apparemment perdu la raison en ce 5 juillet 2008. Soit. C'est la 2e fois que j'ai l'occasion de voir les Hives, et je dois avouer qu'ils ne sont pas déplaisants, excepté que ces Suédois sont complètement barrés. Ils nous jouent leur garage rock entrecoupés de grimaces voire d'insultes (gentilles moqueries du public qui fait tout ce qu'Angus Young lui demande). Une arrogance qui pourrait être énervante mais qui se révèle surtout amusante. En gros, un groupe très bien taillé pour le grand public de la Main Scene à qui il semble beaucoup plaire, et des chansons énergiques au rythme aisé. Un divertissement bienvenu qui réveille.
On décide de commencer l'opération approche. Claire et son ami retrouvés, passage aux toilettes, direction l'avant de la Main Scene pour Editors (concert complet: 1 2 3 4 5 6). D'accord je pourrai en avoir marre après déja deux fois, et j'avoue même avoir abordé ce concert avec un petit air blasé, mais rien à faire, j'ignore l'origine de la corde invisible qu'ils semblent toucher en moi mais elle semble bien exister. I don't think that it's gonna rain again today, première phrase de An End Has A Start, la pluie ne s'arrêtera que momentanément mais elle s'arrêtera quand même après cette phrase un bon moment. Et puis, c'était la première fois que Claire voyait en vrai Tom Smith nouer ses bras autour de lui-même, et se tordre le cou étrangement pour atteindre un micro pourtant tout proche. Entendre vraiment sa voix grave faire vibrer l'air qui nous entoure, se dire que Joy Division vit parfois encore un peu à travers certains groupes qu'ils ont indéniablement inspirés; ça n'a pas de prix Mon seul regret serait que cette 3e fois, et bientôt la 4e au Pukkelpop, sont toujours pour présenter l'opus de 2007 et non pas un nouvel opus. 4x la tournée An End Has A Start, ça donne une envie amère de nouvelles chansons. Nous n'aurons droit qu'à une seule nouvelle chanson, mais qui présage un album dans la continuité des deux précédents. Nous apprendrons par la suite que nous avons assisté à un concert historique, le 1000e de Werchter. En y réfléchissant vraiment, j'admet qu'au fond pas mal de leurs chansons se ressemblent beaucoup, et c'est un des critères pour lesquels je peux rejetter un groupe (par exemple The Verve dans l'article du deuxième jour). C'est donc une sorte de traitement de faveur que je semble leur accorder, dans le sens où même si les riffs de la guitare sont régulièrement similaires, même si les paroles font souvent parties du même registre, je vois toutes ces chansons comme totalement différentes et uniques.
Nous sommes dans les 10 premiers rangs, légèrement décentré vers la droite, pour assister au concert des Kings Of Leon, que j'avais déja pu voir l'année passée à une bonne place également, et que j'avais tout à fait détesté. Ces trois frères et leur cousin m'avait laissé de glace par leurs comportements froids et distants. Ce chanteur immobile collé à son micro et ses musiciens statiques nous avaient complètement ennuyé pendant de longues minutes. C'est donc avec un fameux déplaisir que je m'apprêtais à les écouter à nouveau, mais à ma grande surprise, je me rends compte après quelques minutes qu'ils semblent avoir évolué. Le public à nos côtés est complètement déchainé (des pogos incessants et fort ridicules) ce qui se révèla fort désagréable durant les premières minutes (légèrement pluvieuses) mais tout s'arrangea bien vite, une fois les imperméables enlevés et une concentration extrême pour ne pas se faire déchirer les tibias. Deux filles stupides ont l'idée de monter sur les épaules de quelqu'un juste devant nous, mais nos voisins et nous les remettons bien vite à leur place. Au final, je découvre vraiment les chansons de ce groupe dont je ne connaissais que deux ou trois compositions auparavant. Un peu moins rock que prévu et plus subtil que dans mes souvenirs, à réécouter ultérieurement.
Dans l'attente de Ben Harper passe en arrière plan une chanson inespérée. Dès les premières notes de Love Will Tear Us Apart, Claire et moi échangeons un regard surpris, et nous chantons en choeur cette perle d'un autre âge. C'était pour le moment émotion Joy Division. Je ne connaissais pas Ben Harper avant de le voir à une place exemplaire, 5e rang face à lui. Bien sûr je le connaissais de nom et de réputation, mais j'ignorais totalement ce qu'il en était réellement. J'ignorais que sa musique était avant tout du reggae, qu'il jouait de la guitare assis (sa guitare repose à plat sur ses genoux et il s'aide d'une barre métalique pour effectuer ses slides), que ses "Criminels Innocents" étaient des virtuoses, que le groupe était si proche du public. Les percussions sont surement ce qui m'a le plus marqué après sa façon de jouer de la guitare. Il n'y a pas qu'un batteur à ces côtés, et il y a aussi ce percussioniste qui jongle entre ses djembés et ce bassiste qui possède une technique effarante. Un moment qui se révèla donc très agréable malgré la faim et la soif qui nous tiraillent, et nos jambes qui commencent sérieusement à souffrir de notre statut (debout) depuis de nombreuses heures.
C'est à ce moment-là que Claire se dévoue pour tenter d'aller chercher à boire. Mais elle n'arrivera jamais réellement à revenir, car la foule devient vraiment très très dense. On décide de reculer un peu pour la rejoindre, et cela nous pris cinq bonnes minutes pour reculer de 10 mètres en diagonale. On se retrouve, un rien abreuvées, à côté de trois sympathiques australiens rencontrés plus tôt dans la journée pendant Kings Of Leon, prêtes à regarder Sigur Rós d'une place qui reste très proche. Un concert que j'aurai malheureusement un peu trop survolé car la douleur dans mes jambes semblaient avoir atteint son apogée et j'ai du à plusieurs reprises m'accroupir un instant (c'est tout ce que je savais faire avec une telle foule). Ma connaissance de leur discographie n'était pas assez étendue que pour reconnaitre tous les morceaux qu'ils nous ont joué, mais j'ai reconnu la plupart quand même. Évidemment, le problème avec Sigur Rós est qu'il est impossible de suivre les paroles étant donné que la moitié sont en islandais et l'autre moitié sont une langue inventée, le volenska par Birgisson, le chanteur. Ce qui fait que la moitié des gens qui nous entourent ont l'air peu réceptifs au son pourtant si recherché de Sigur Rós. Ils étaient accompagnés sur scène par un quattuor à cordes (deux violons, un alto et un violoncelle), qui n'était cependant pas le seul à utiliser des archets puisque la technique principale de Birgisson est de frotter un archet contre les cordes de sa guitare électrique, ce qui engendre de superbes chansons atmosphériques, en alternance avec des explosions plus rocks où Birgisson s'excitera d'avantage, usant fortement le crin de son archet. La batterie n'est pas laissée en reste et se donne régulièrement en impressionants solos. Le set finira sur le plus qu'excellent Gobbledigook qui donnera lieu à une explosion de "confettis" blancs, qui inondèrent le ciel par milliers.
La disparition de la musique éthérée de Sigur Rós déboucha sur un mouvement de foule sans précédent. Je croyais réellement (et naïvement) que tous les gens désireux de voir Radiohead de près si serait pris bien à l'avance, comme nous. Cela dit, après avoir laissé partir les fans de Sigur Rós, de nombreuses personnes affluent, toujours plus de personnes, alors que quinze mètres à notre gauche se trouve la barrière. Et pourtant, dans d'impressionants mouvements de foule, nous sommes régulièrement poussées d'un mètre vers la gauche, parfois un peu vers l'avant, parfois un peu vers l'arrière. Je n'arrive même pas à comprendre comment il est encore possible que l'on soit poussées et que l'on avance autant. J'ai envie de crier qu'il n'y a plus de place, mais cela ne sert à rien, nous continuons d'avancer inexorablement. On arrive bien vite à une situation insoutenable où des gens en proie à des malaises se font évacuer. Évidemment, dans un sens nous avons une place parfaite, inimaginablement bien placée. Je tente de respirer fort car du haut de mon mètre soixante-sept, avec une foule aussi serrée, j'ai comme l'impression que l'air ne vient plus jusqu'à moi. Les gens sont les uns sur les autres, je tente de dégager mon coude qui me fait mal mais je me rends bien vite compte que je suis tout simplement incapable de bouger voire de respirer convenablement. Une place parfaite, mais que dire de la situation? J'ai beau pester contre ces gens qui s'y prennent au dernier moment pour avoir une bonne place, cela ne sert à rien. Cette place parfaite est tout simpltement insoutenable. C'est le moment où j'ai du prendre une des décisions les plus difficiles de ma vie. Avoir une place parfaite mais parfaitement invivable, sans place sans oxygène sans moyen de voir la scène malgré la proximité, ou voir le concert de plus loin et pouvoir en profiter pleinement? J'ai l'impression que c'est devenu une question de survie. Après avoir pesé les pours et les contres, nous décidons de nous faire évacuer. Au bord du malaise (pour ma part), nous demandons à nos voisins de nous aider à partir. En slam évidemment, comment partir autrement? Il nous faut un temps fou pour nous hisser, la foule est tellement serrée qu'il est extrêmement difficile d'en sortir, c'est comme si nous avions pris cinquante kilos supplémentaires. Après de longues minutes d'efforts (et je remercie grandement mes voisins), je me retrouve enfin au-dessus de la foule, et bien vite à la barrière où quelqu'un me réceptionne en m'interrogeant sur mon état de santé. On m'indique la sortie, je sais où retrouver Claire qui allait se faire hisser après moi. Mais je marche lentement, je ne peux m'empêcher de penser à ces gens qui ont gâché les efforts de toute une journée. Ces gens qui ne sont pas assez fans que pour s'y prendre à l'avance, mais assez égoïstes que pour se frayer un chemin coûte que coûte, même si cela doit mettre en péril la santé des autres. Et je pense à tous ces gens sur le net qui se vante d'être des as de l'incrustation, et je les déteste plus que tout. La fatigue de la journée et ce tardif coup de théatre auront raison de mes larmes quelques minutes. Des larmes de rage et de tristesse après ces efforts vains, et comme une impression qu'on ne verra même pas Radiohead. Après cette obsession nous allions les manquer à cause de p*tains de c*nnards de m*rde, pardonnez-moi du peu.
C'est avec un moral plus bas que jamais que je retrouve Claire et un de nos comparses australiens, juste à droite de la scène. Nous décidons de reculer de 20 mètres et d'avancer vers la gauche, mais nous ne serons pas aussi égoïstes que les gens qui ont gâchés notre soirée, nous avancerons seulement jusqu'à l'endroit où nous trouvons que les gens sont déja assez serrés. Au final, à 20m de la scène, décalés de 10 mètres de l'écran de droite, nous découvrons que nous ne sommes pas si mal placés (enfin, ça c'est parce que je suis d'un naturel optimiste). En effet, en plus d'une parfaite vue de l'écran, nous voyons également la scène dans son entierté même si c'est depuis le côté. Les tubes lumineux indispensables à leur showlight sont en place, et nous n'attendons plus qu'eux, même si le moral n'y est toujours pas pour ma part. Pourtant, l'excitation reprendra peu à peu ses droits dix minutes avant leur arrivée.
Leur arrivée. Un moment hors du temps où toutes mes inquiétudes et mes colères furent balayées presque instantanément. Lorsqu'ils commencèrent à jouer, tout était définitivement oublié. Qu'ils soient près ou loin n'avait plus vraiment d'importance, de toute façon ils n'existaient plus qu'eux et nous. Ils ouvrent le bal avec une chanson d'In Rainbows, Weird fishes/ Arpeggi. Une ballade rythmiquement impeccable, où la voix tarde à venir pour arriver encore plus sublimée. Bien que nous ne soyons plus dans les dix premiers rangs, quelques personnes autour de nous ont l'air aussi fans que nous le sommes, et autant sous le charme. Hypnotisés. La chanson laisse place à The National Anthem, qui semble moins populaire auprès de nos voisins, mais les inconditionnels sont tout de même là. J'ai du mal à comprendre comment Thom Yorke fait pour chanter encore mieux en live que sur cd...
Everyone / Everyone around here / Everyone is so near / It's holding on!
Lucky résonne dans la plaine de Werchter, tel un hymne, et laisse ensuite place à All I Need. De l'émotion en barres. Cette chanson qui commence si aérienne et qui invite l'air de rien une basse à s'installer. Cette basse qui fait vibrer et qui annonce ce morceau tout en subtilité. On retient son souffle, cette prestation est magique, arrive la montée en puissance, galvanisante, électrisante. There There prend le relai pour (très bien) représenter Hail To The Thief cette fois. L'image de l'écran est quadrillée, et nous montre plic ploc Thom Yorke, Jonny Greenwood, Phil Selway... Jonny et son t-shirt imprimé d'ailes blanches. Très à propos, car la prestation de Radiohead s'envole vers les sommets. Nude est la prochaine sur la liste. Je prends un instant Claire sur mes épaules, et elle me rend la pareille quelques instants plus tard. Je reste le souffle coupé, c'est comme si je réalisais seulement que toute cette foule est là pour Radiohead. Des gens à perte de vue, sous un ciel noir d'encre, avec juste cette scène illuminée où ces musiciens semblent être éclairés de façon surnaturelle, et des milliers de petites lumières parmis les gens qui font sans doute briller gsm ou briquet à l'occasion de Nude. J'ai l'impression d'assister à un autre concert, de survoler la foule, d'être à l'avant-poste. Le temps est venu pour T.Y. de chanter cette phrase inscrite en lettres arc-en-ciel sur mon t-shirt (In Rainbows oblige) YOU'LL GO TO HELL FOR WHAT YOUR DIRTY MIND IS THINKING. La mélodie semble un instant s'enrouler autour de mon corps, n'être jouée que pour moi. Tout simplement magique. Je redescendrais ensuite sur la terre ferme, physiquement seulement.
Suivront, dans l'ordre, Climbing Up The Walls (pour le plus grand bonheur de Claire), The Gloaming, 15 Step, si rythmique, Faust Arp qui laissera s'envoler ses notes qui danseront en l'air un instant, How To Disappear Completely, Jigsaw Falling Into Place, Optimistic (pour mon plus grand bonheur, je n'osais qu'à peine l'espérer, même si le matin même j'avais assuré que c'était ma chanson préférée de Radiohead), le très rock Just reprise en choeur par une grosse partie du public, pour bien représenter les années 90, Reckoner, une véritable envolée lyrique, puis un Idioteque d'une efficacité effarante, enfin Bodysnatchers. Et ils s'en vont déja, tel un mirage. Mais c'est beaucoup trop tôt, nous nous doutons donc du rappel. Rappel effectivement il y a, qui commencera avec un Videotape plein de délicatesse, flottant d'abord et se posant délicatement dans nos oreilles, suivi de You And Whose Army? que Thom Yorke dédie aux gens qui ont des voix dans leur tête, 2+2=5, un Paranoid Android hallucinant, car c'est une chanson hallucinante qui passe du calme à l'exaltant sans oublier ces pures moments de rock qui te donnent envie de te déchainer entre ses passages psychédéliques. Et pour finir, Everything In The Right Place. Un morceau déja complexe et complet à la base, qui s'étoffe encore de nouveaux sons, c'est presque trop beau pour être vrai, mais rien ne semble hors de leur portée. Mais ils sont vont déja, si doucement, nous saluant, sur un "tried to say..." répété et entêtant. Je me rappelle avoir applaudi de toutes mes forces pendant un très long moment, je pensais au record de minutes d'applaudissements, je voulais battre ce record, je voulais qu'ils soient le groupe le plus longtemps applaudi au monde après un concert.
Est-ce que cela s'est vraiment passé? J'ai encore parfois des doutes, cela me semble si court et si fragile, j'ai l'impression de devoir protéger mon souvenir comme une pierre précieuse. Le meilleur concert de ma vie, longtemps rêvé, de nombreuses setlists façonnées, avec l'espoir que leurs morceaux plus expérimentaux seraient mis en avant, et j'ai été récompensée au delà de mes espérances. Plus merveilleux que tout ce que j'aurai pu imaginer.
En ce qui concerne les échos que j'ai entendu, ils étaient parfois négatifs, évoquant la soi-disant froideur de Radiohead envers son public et leur reprochant l'absence de Karma Police et Creep. En ce qui concerne leur première raison, je suis déçue pour eux qui n'ont pas ressenti leur communication à travers leurs morceaux. La deuxième raison me fait beaucoup rire. C'est comme aller voir Oasis en concert pour entendre Wonderwall, The Importance Of Being Idle et autres tubes. Je n'aurai pour ma part pas vu l'intérêt d'entendre un concentré de leurs hits, tel leur Best Of qui n'est même pas sorti avec leur accord rappelons-le. On ne va pas voir Radiohead pour entendre les tubes, même si c'est vrai qu'ils sont assez nombreux vu leur nombre d'années de présence, et je pense que c'est cette raison qui a poussé les gens à avoir des attentes de ce type. Mais dans un sens c'est respecter leurs fans que d'avoir jouer une setlist aussi variée, et qui change à chacun de leur concert. La prestation que nous avons entendue est totalement unique... Même s'il est vrai que pour les gens très peu au courant de leur discographie, la prestation pouvait paraitre inacessible. Mais je ne vois pas pourquoi Radiohead aurait uniquement joué pour ces gens-là, et pas pour ceux qui rêvent de les voir depuis de nombreuses années...
J'ai entendu des reproches aussi sur les morceaux joués issus majoritairement des dernières années. Mais encore une fois, malgré leur discographie étendue, ils sont quand même dans la tournée In Rainbows, il est donc logique qu'ils en jouent 9 morceaux sur 10 (pas de House Of Cards, choix judicieux). Ils ne vont tout de même pas éternellement tourner en rond sur Pablo Honey et The Bends. Pablo Honey est tout de même le seul album qui n'a pas été représenté. Une chanson de The Bends, trois de Ok Computer, cinq de Kid A, une chanson d'Amnesiac et trois d'Hail To The Thief ont aussi été jouées, ce qui couvre quand même une bonne partie de leur discographie. Et un coup de coeur personnel pour Kid A me fera apprécier cette setlist plus que quiconque. Oui, des morceaux plus expérimentaux, mais Radiohead c'est aussi et surtout des musiciens qui recherchent sans cesse comment aller plus loin.
Inutile de dire qu'à l'issue de cette journée, j'étais complètement crevée mais tellement euphorique qu'il était impensable d'aller dormir sur une telle note. La nuit serait courte mais suffisante pour profiter de la 4e journée qui s'annonçait autrement plus reposante.
No matter what happens now
I won't be afraid
Because I know today has been
The most perfect day I've ever seen * Videotape

