> Sur la platine - Décembre <

Titres en vrac:
Hometown Glory - Adele
Summer of '91 - ...And You Will Know Us By The Trail of Dead
505 - Arctic Monkeys
St. Apollonia - Beirut
Crazy (Gnarls Barkley cover) - Cat Power
Baby's Romance - Chris Garneau
Happy As Can Be - French Cowboy
Help Me Please - Hard-Fi
Not Even Jail - Interpol
Hurt - Johnny Cash
Teardrop - José Gonzáles
Wet And Rusting - Menomena
I'm Always Right - New Cassettes


Albums:
Sunset Rubdown (photo) - Random Spirit Lover et Shut Up I'm Dreaming (alternative pour les fans de Wolf Parade qui sont en manque de nouvelles chansons).
Of Montreal - The Sunlandic Twins
Of Montreal - Hissing Fauna, Are You The Destroyer?
Oh No! Oh My!
The Spinto Band - Daytrotter Sessions
Beirut - The Flying Club Cup


> Sur la platine - Décembre <

# Posted on Sunday, 02 December 2007 at 2:14 PM

Edited on Saturday, 09 February 2008 at 2:00 PM

< 02.11 > Arcade Fire < Forest National >

Arcade Fire et moi, c'est une longue histoire. Qui avait d'ailleurs commencé sur Neighborhood 2 (Laïka) en 2005. Après un concert en avril 2007 annulé, où je projetais de me rendre, c'est le moral au plus bas que je commence à échafauder l'hypothèse qu'ils seront au Pukkelpop, avec un Win remis. Parce que le Pukkelpop et Arcade Fire, c'était on ne peut plus plausible. Et un matin, l'étonnement fit vite place à l'euphorie lorsque que je découvrit que mon rêve c'était réalisé. Ne parlons pas du fait qu'Editors était présent un autre jour, ce qui me poussa à venir les 3 jours. Cette fois-ci, le sujet n'est pas là.

Après avoir attendu une heure et demi, pour avoir une place convenable devant la Main Stage, le résultat fut lamentable. J'avais manqué d'autres performances auxquelles je voulais assister, pour avoir cette place et pour voir Arcade Fire, l'objet de toutes mes attentes. Lamentable, oui, je pèse mes mots. Un Win qui ne sait pas chanter, qui s'énerve, une Régine qui fait tout pour rattraper, chanter pour deux, mais elle a beau faire ce qu'elle peut, ce n'est pas suffisant. La magie ne prend pas, mes voisins crient, huent parfois, finissent par s'en aller. Je reste en espérant que ça décolle, mais rien n'y fait. Il faudra que je retienne l'immense déception qui m'envahit, et un gout amer se répand dans la bouche.

Quelque temps après le festival, je réalise qu'ils vont repasser, faire leur vraie tournée sans nous laisser tomber cette fois. Et je ne serai pas Anaïs si je n'avais pas décidé de leur donner une seconde chance. J'entends des échos de gens qui s'y refusent, pour qui Arcade Fire et eux, c'est fini. Quelque chose s'est brisé. Mais je ne suis pas optimiste pour rien, dès que les places furent disponibles, je m'en procurai une. Une amie, ayant également assister à la prestation ratée du Pukkelpop à mes côtés, leur donna une seconde chance en ma compagnie.

Nous sommes parties tôt à ce concert. A notre arrivée, presque personne, en découle notre place parfaite. Milieu de scène, 5e rang. Pour une salle de l'ampleur de Forest National, je n'en fus pas mécontente. Deux premières parties étaient programmées:

Tout d'abord, un Wild Light très agréable. Un chanteur-guitariste charismatique, des musiciens qui s'échangent leurs instruments, dans un univers soigné et unique, souriants, accrocheurs, potentiellement prometteurs. Des choeurs sympas, une bonne première partie pour Arcade Fire! Je regretterai juste le côté un peu trop "boys band" de certains membres, qui avaient l'air de miser sur leur physique plus que sur leur musique.

Ensuite, vient Clinic, d'insupportables musiciens masqués. Autant prévenir tout de suite que ce serait peu de dire que je n'ai pas aimé. L'originalité me plait d'emblée lorsqu'ils montent sur scène. Mais dès le deuxième morceau, je déchante. Où est le suivi? Pourquoi en première partie d'Arcade Fire? Ils se revendiquent Experimental/Alternative sur leur myspace, et pourtant, si c'est le cas pour certaines de leurs chansons, ils enchainent avec des mauvaises imitations de riffs de Franz Ferdinand, passant ensuite pour des musiciens de bas de gamme, jouant sans cesse les mêmes accords tels des débutants qui se prennent pour ce qu'ils ne sont pas. Aucune communication avec le public, et une impression que chaque morceau est joué par un groupe différent. Certains morceaux énergiques tel que Walking With Thee laissent place à des bouillies fades de sons que n'importe qui pourrait produire. ZAP!

Leur départ me soulage, et j'entendrai même quelqu'un non loin de moi dire "Heureusement que c'est fini, je n'aurai pas supporté ça plus longtemps".

Après de longues minutes d'attente, les écrans s'allument, comme au Pukkelpop. Une vidéo est passé, avec quelqu'un qui annonce la fin du monde. Changement d'ambiance, Arcade Fire arrive sous un tonnerre d'applaudissements et d'encouragements, d'une façon limite hystérique, et ils ouvrent le bal sur un excellent Keep The Car Running. On se met en marche, le public est prêt, il s'échauffe, bat la pulsation du pied. La chanson laisse place à No Cars Go, repris en choeur par le public fou de joie. Haiti ne laissera pas le public en froid, avec une prestation de Régine à la hauteur de toutes les espérances. Vient Laika, le morceau qui débuta l'histoire entre Arcade Fire et moi. L'énergie est à son comble.

Black Mirror s'ouvre. Le bémol incontesté du concert, foutu en l'air par la guitare que Win avait utilisée sur Laika, qui est restée allumée pendant tout le morceau et envoyait un bruit de fond complètement insupportable. La basse de Win ne produit aucun son, Régine est dans son monde, elle chante et lorsque vient le tour de Win, elle parait se réveiller et se rendre compte qu'il n'est pas à ses cotés en train de chanter, mais un peu en retrait, en train de s'énerver sur les gens en coulisses. Mon coeur se serre, la peur immense que tout se passe comme au Pukkelpop, où Win s'énervait de la même façon. Décidément, je n'assisterai jamais à un bon Black Mirror live.

Un Black Wave suit de près, pas gâté non plus par le son, mais une chanson si sublime que j'arrive à faire abstraction des ratés. Tout rentre dans l'ordre sur un In The Backseat émouvant, suivi d'une reprise des Violent Femmes, Kiss Off. Ce n'est pas la reprise qui est ratée, c'est cette chanson. Plutôt amusant, mais n'apporte rien vraiment.

Ocean Of Noise laisse place au noyau du concert: l'énorme Tunnels suivi dès deux excellents The Well & The Lighthouse et (Antichrist Television Blues). La fosse est au comble de sa joie, plus personne ne tient en place.

L'enchainement de Power Out - Rebellion(Lies) est d'une efficacité redoutable, tout colle. Rebellion(Lies), morceau que j'adore, est toutefois un peu gâché par des gens complètement idiots qui décident de faire des pogos à côté de moi... Il y en a toujours qui se trompe de concert. =)

Vient le coup du rappel, tellement cliché mais tellement bon pour faire monter la pression. Ils terminent avec Intervention suivi de Wake Up, le dernier coup de marteau sur le clou déja bien enfoncé. Intense. Les gens s'égosillent autant que le groupe, tout est bon pour taper le rythme, la salle est conquise.

Le concert est à l'image de Wake Up: court mais intense. Pas de My Body Is A Cage, ni de Vampire Forest Fire, mais c'était assez prévisible. L'absence de Neon Bible était moins évidente à comprendre.
Avec un bonus indéniable, croiser Claire à la sortie, qui eut cependant affaire au complot des grands, vous savez, ces groupes d'hommes d'un mètre 90 qui décident de se mettre tout devant...

Qui dois-je remercier... Mère Nature de m'avoir fait optimiste, sans quoi je ne serai pas revenue pour donner une seconde chance?
Ou Arcade Fire pour avoir tout simplement livrer une prestation mille fois meilleure que la précédente?
La voix de Win restait certes fatiguée par les multiples concerts, elle n'en était pas moins aussi magnifique que sur cd. Régine reste époustouflante. Les violonistes sont de vraies musiciennes, qui donnent corps et âmes à ce qu'elles font. Le rouquin contrebassiste est l'homme le plus énergique que j'ai pu voir de toute ma vie.

Arcade Fire sont des bêtes de scène. Des coups d'éclats dans la scène alternative. Ils créent cette bulle intime dans laquelle chaque personne qui assiste au concert est bienvenue. Un univers hors du commun, hors du temps, des jeux de lumières parfait pour les morceaux joués. Une atmosphère magique, inoubliable, mythique.

A la prochaine, chers amis, on ne pourra qu'être à nouveau de la partie...

< 02.11 > Arcade Fire < Forest National >

# Posted on Sunday, 02 December 2007 at 8:35 AM

Edited on Tuesday, 22 January 2008 at 12:03 PM

let's make love and listen to death from above

Je serai peu présente durant les 3 prochaines semaines.
Dès que possible, reviews Arcade Fire et Interpol. Manque de temps. A bientôt!


> On cultive la distance à défaut de favoriser la confiance
A croire qu'on s'est perdu dans ce dédale de ressentis, ce carnaval d'a priori
Et on se dira a posteriori, que c'était sans doute possible
Des dos tournés, à des yeux qui tombent dans des bouches fermées...
A la recherche de sourires qui se dévoilent d'émotions et d'échanges sans réserve
On a tous un c½ur, alors autant que ça serve
Moi je préfère baigner dans l'inconscience et jouer sur la transparence de mes sentiments.

let's make love and listen to death from above

# Posted on Tuesday, 27 November 2007 at 4:01 PM

Edited on Wednesday, 13 February 2008 at 12:49 PM

aujourd'hui c'était demain hier

In that moment you realise
That something you thought would always be there will die
Like everything else

These thoughts I must not think of
Dreams I cant make sense of
I need you to tell me its ok


We all must learn to hate you
You're a memory from before
Please don't let me forget you
You're the wolves at my door


In that moment you realise
That something you thought would always be there will die
Like everything else

How can you know what things are worth
If your hands wont move to do a days work?

aujourd'hui c'était demain hier

# Posted on Sunday, 25 November 2007 at 11:43 AM

Edited on Saturday, 09 February 2008 at 2:01 PM

< 26.10 > Animal Collective < Botanique >

Une première partie originale, parfois un brin rébarbative, avant d'exploser en sonorités trop rare: Islaja. Cette jeune femme excentrique et son acolyte nous viennent tout droit de Finlande et nous ont réservés une prestation de qualité.

Entrée ensuite d'Animal Collective, ce genre de groupe qui joue de nouvelles chansons en concert. Alors évidemment, innover c'est bien, mais entendre plus de chansons du nouvel album (Strawberry Jam) n'aurait pas été plus mal. Qure dire de la présence de seulement 3 membres du groupe? Décevant, mais il en faut plus pour faire de ce concert un mauvais concert. Des chants envoûtants, des rythmes tribaux, des cris, des danses... Mais une déception qui reste bien présente. On ne m'y reprendra plus!

Pix: Geologist affairé sur ses machines

< 26.10 > Animal Collective < Botanique >
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# Posted on Wednesday, 21 November 2007 at 10:33 AM

Edited on Tuesday, 22 January 2008 at 12:21 PM